La fondation Belem
« Le Belem est un musée, a-t-on dit. Mieux, un musée vivant, puisqu’il navigue. Mieux encore, un musée où l’on apprend la vie. »
La Fondation Belem s’est fixé comme objectif
de continuer de faire naviguer le trois-mâts,
afin qu’il demeure un lieu de conservation et de
transmission des savoir-faire
Elle a mis en place à cet
effet un programme de stages ouverts à tous qui
est, par son ampleur, unique dans le monde des
grands voiliers.
L’engouement que suscite le trois-mâts auprès du public dépasse largement le périmètre des seuls initiés du monde des grands voiliers ; un objectif que s’étaient fixées la Fondation Belem et les Caisses d’Epargne dès l’origine de leur engagement dans cette aventure patrimoniale. Le navire s’est ainsi affirmé au fil des ans comme l’ambassadeur le plus emblématique de la cause du patrimoine maritime en France. Et aujourd’hui, à l’heure où notre pays, comme tant d’autres, se préoccupe de la préservation de son domaine maritime, le Belem et sa longue complicité avec les océans du globe ne peuvent manquer d’illustrer tout ce que la mer sait apporter à ceux qui la respectent.
La conduite du Trois-mâts Belem est confiée à un équipage de marins professionnels et expérimentés.
L’équipage remplit plusieurs missions :
– Assurer la conduite, la sécurité du navire et des
stagiaires dans le cadre des normes internationales
en vigueur,
– Mettre en oeuvre et développer une pédagogie
spécifique basée sur la participation des stagiaires,
– Effectuer de façon quotidienne le suivi de l’entretien
du navire en période de navigation,
– Participer à la rénovation du trois-mâts lors
des arrêts techniques au cours de l’hivernage.

Les métiers du Belem
Le Belem est un navire qui n’a pas son sembla¬ble aujourd’hui dans l’ensemble de la marine française ; ses 16 membres d’équipage n’exer¬cent donc pas leurs métiers à bord tout à fait comme ailleurs, même si les règles de la Marine Marchande s’y appliquent dans l’ensemble. En découvrant l’histoire et la spécificité de chaque métier à travers celui qui l’exerce, c’est le Belem lui-même qu’on apprend à mieux connaître.

Le commandant
Capitaine de navire marchand il est, à ce titre, une personne aux multiples « casquettes » : de la conduite du navire dans le strict respect des lois, des us et des coutumes, jusqu’à l’enseignement théorique et la formation générale maritime des stagiaires. Depuis le 8 avril 2003, le capitaine Jean-Pierre Boin est commandant titulaire en remplacement du commandant Marc Cornil, qui était en poste depuis le 1er juillet 1990.

Le second capitaine
Aux côtés du commandant, le second capitaine est chef du service Pont. Il assume des respon-sabilités qui vont de la sécurité des stagiaires et de l’équipage à celle du navire et son entretien en passant par les démarches administratives, la discipline, l’hygiène, l’approvisionnement. Il répond du fonctionnement efficace, harmo¬nieux et rigoureux de la vie sur le Belem...

Le chef mécanicien
L’officier mécanicien occupe, en tant que chef du service machine et conseiller technique du commandant, le deuxième rang dans la hié¬rarchie du bord après le commandant. Il est l’équivalent du second capitaine. La salle des machines est indiscutablement un des éléments du Belem qui permettent au voilier d’être en prise avec le monde contemporain. Un entrepont abrite un atelier de travail dont l’installation et l’outillage répondent à la voca¬tion « touche à tout » du mécanicien, puisque rien de ce qui est mécanique, hydraulique, élec¬tricité, plomberie ne doit lui être étranger... Ailleurs, en fond de cale, les conteneurs ou « caisses » de gazole donnent au trois-mâts une autonomie de 4000 miles à une vitesse moteur de 7 nœuds.

Les lieutenants
À la mer, ils assurent le quart avec le second capitaine. Au nombre de deux, ils se parta¬gent des tâches pratiques et administratives. Le « premier lieutenant » est communément appelé « lieutenant navigation ». Il est tout particulière¬ment chargé de la tenue à jour de la nombreuse documentation nautique du navire (cartes, ins¬tructions nautiques, livres des feux...). Le « second lieutenant » porte le titre de « lieu¬tenant administratif ». Il aide le second capi¬taine dans le suivi administratif des membres de l’équipage, mais il est aussi « pharmacien » et gestionnaire-comptable de la « boutique ».

Un maître d’équipage : le bosco
Le gabier : matelot préposé à la voile et à la manoeuvre. Ce qu’on voit le plus souvent d’un gabier du Belem, c’est la semelle de ses bottes... Le métier requiert donc, un sens de l’équilibre au physique, comme au mental car les gabiers ont, comme les autres membres d’équipage, une mission d’encadrement et de conseil auprès de centaines de stagiaires. Non seulement sont-ils des marins aguerris, mais le travail à bord du Belem exige de leur part des capacités relationnelles et pédagogi¬ques indispensables.

Huit gabiers instructeurs
Le gabier : matelot préposé à la voile et à la manoeuvre. Ce qu’on voit le plus souvent d’un gabier du Belem, c’est la semelle de ses bottes... Le métier requiert donc, un sens de l’équilibre au physique, comme au mental car les gabiers ont, comme les autres membres d’équipage, une mission d’encadrement et de conseil auprès de centaines de stagiaires. Non seulement sont-ils des marins aguerris, mais le travail à bord du Belem exige de leur part des capacités relationnelles et pédagogi¬ques indispensables.

Deux cuisiniers
Ils s’affairent du matin au soir entre la « cam¬buse » et la « mayence » (cuisine) à mitonner les 130 repas des stagiaires et de l’équipage. Le Belem, grand témoin de l’histoire de la marine à voile et joyau du patrimoine maritime français, mériterait tout aussi bien de figurer dans les guides des bonnes tables pour la qualité de la cuisine servie à bord...
Formation maritime
Le Belem forme les marins à la navigation traditionnelle et aux valeurs de la mer.
Patrimoine vivant
Plus vieux trois-mâts français, il perpétue l’histoire maritime depuis 1896.
Ambassadeur écologique
Il promeut la voilure comme alternative propre aux énergies fossiles.
